Edité par le Bourlapapey, bibliothèque numérique romande, www.ebooks-bnr.com
... ils n’en meurent pas
La réalité est que la vie peut continuer dans des conditions
très défavorables. Le problème avec une école très peu satisfaisante est
qu’aucun élève n’en meurt. “Il faut le reconnaître, quelles qu’aient été les
fautes commises par nos éducateurs, nous n’en sommes pas morts. Nous sommes
encore là. On nous compte lorsqu’on fait le recensement annuel de la
population. Et, ça, c’est énorme!” (p. 3)
L’Ecole décharge les parents, cinq, six ou sept heures par
jour, du soin de surveiller leur progéniture.
Les écoles jouissent de l’adhésion muette et distraite de
nombreux citoyens.
L’Ecole forme le jugement de ceux qui pourraient plus tard
la juger.
Thèse de l’ouvrage: “Je me propose de montrer que les écoles
d’aujourd’hui sont mauvaises, et qu’on pourra les améliorer beaucoup dès qu’on
le voudra réellement.” (p. 5)
Dans quelle direction devrait agir le pédagogue, quant à
l’action sur la mentalité humaine?
Chez ceux qui portent le nom d’éducateur, un certain
idéalisme est de rigueur: ils doivent croire en un Mieux réalisable, en un
perfectionnement possible de l’être humain.
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